MEDECINE : une histoire confisquée

Voici un article rédigé par Jean-Paul Le Perlier.  Merci à lui de nous le mettre à disposition.

Jean-Paul Le Perlier, né le 15 décembre 1940. Marié, cinq enfants. Maîtrise de lettres modernes, journaliste spécialisé dans la défense des consommateurs, Administrateur d’une association de malades guéris du cancer par les produits « Beljanski ».

Retrouvez ici un article complet sur J.P. Le Perlier https://comprehension-sante.com/jean-paul-le-perlier/

Jean-Paul Le Perlier est auteur et directeur de collection aux Editions Guy Trédaniel.

Jean-Paul Le Perlier

 

 

MEDECINE : une histoire confisquée

Dès la fin du 19ème et au fil du 20ème siècle, l’essor de l’industrie de la chimio pharmacie a permis le développement de thérapeutiques novatrices. Lesquelles s’imposèrent au point de reléguer dans le peu enviable créneau des thérapies dites « parallèles » pratiquement tout ce qui les avait précédées et ne relevait pas de l’usage de la molécule de synthèse.

Mais peut-on sérieusement envisager l’idée de deux médecines, l’une officielle se réservant l’exclusivité de l’appellation et du prestige qui s’y attache et l’autre « hors cadre » et objet – il faut bien le dire – de toutes les suspicions ?

Car le recul de l’historien conduit à s’interroger : au nom de quoi s’arrogerait-on le droit d’occulter le foisonnement de thérapeutiques riches et variées ayant mobilisé les plus brillants esprits de leur époque, jusqu’à nos jours et depuis la plus haute antiquité ?
Où, quand et pourquoi le concept de thérapies dites « parallèles » a-t-il été imposé, impliquant deux histoires de la thérapeutique, l’une obscurantiste, dépassée, « hors circuit », et l’autre dont l’accession à l’appellation «Médecine » serait conditionnée par un recours majoritaire aux molécules chimiques de synthèse ?

UNE DICHOTOMIE NON DENUEE D’ARRIERE-PENSEES…

Récente et non dénuée d’arrière-pensées, l’appellation « parallèle », impose une dichotomie arbitraire entre les évolutions médico-scientifiques fulgurantes débutant à l’orée du 20ème siècle et une trajectoire empirique qui, de la multimillénaire thérapeutique Chinoise aux enseignements d’Hippocrate, des avancées du Perse Avicenne ibn Sina (1) à celles du berbère ibn Rochd (2) de Cordoue, des écrits de Paracelse aux préceptes de Claude Bernard, a accumulé une somme de connaissances dont nombre de malades et de thérapeutes n’ont pas l’intention de se priver.

Non dénuée d’arrière-pensées, il faut le répéter… Car si la chimio-pharmacie a permis des progrès considérables en matière de santé publique, son essor s’est aussi avéré particulièrement rentable en termes financiers. Au point que, pour les industriels concernés, la santé est devenue un colossal « marché » mobilisant des milliards de dollars. (3)
Marché qu’il s’agit de protéger ; et notamment contre la concurrence de la médecine d’hier, désormais réputée « alternative » et sur l’efficacité de laquelle il est de bon ton de gloser.

Non dénuée d’arrière pensées, encore…  dans la mesure où, dans l’esprit du public, le terme « parallèle » transpose dans le champ lexical de l’amateurisme des thérapeutiques validées par des millénaires de pratique, au bénéfice de thérapeutiques plus récentes… mais pas toujours aussi éprouvées qu’il serait souhaitable, ni dénuées d’effets secondaires indésirables.

Le terme « médecines parallèles » participe donc, on l’aura compris, d’une méthode très pavlovienne de conditionnement de l’opinion tendant à fausser tout débat comparatif entre thérapies d’hier et d’aujourd’hui…

POURTANT TESTEES DEPUIS DES MILLENAIRES…

Pourtant, les manipulations : Chiropraxie, ostéopathie, étiopathie, déjà connues sous d’autres vocables dans des temps immémoriaux, ne sont pas « parallèles » à l’histoire de la médecine. La vertébrothérapie était déjà pratiquée à Rome sous le règne de Marc Aurèle, et André de Sambucy, qui l’a réactualisée au 20ème siècle, n’était-il pas médecin ?

Pourtant encore, les thérapeutiques asiatiques, dont notamment l’acuponcture, qui a essaimé sur toute la planète en raison de ses succès, ne sont pas davantage étrangères à l’histoire multiséculaire de la médecine. L’histoire de la chirurgie, plus particulièrement, ne pouvant faire l’impasse sur le chinois Hua Tuo (4), à qui on attribue les premières anesthésies… en l’an 150 de notre ère !

Et que dire des prétendus « compléments alimentaires », dont les bienfaits pour la santé ainsi que l’absence d’effets secondaires ont été testés en Europe en Afrique, en Amazonie, en Asie, avec des siècles, sinon des millénaires de recul… Mais qui n’auraient pas droit à l’appellation « médicaments »… même s’ils ont été utilisés comme tels par des multitudes ?
Contrairement à la Thalidomide, au Vioxx, au Médiator, à la Depakine, voire au vaccin contre l’hépatite B, qui ont obtenu sans problème leur autorisation de mise sur le « marché »… Avec les résultats que l’on connaît en termes de décès prématurés ou de destins brisés !

LA SANTE CONFISQUEE PAR LA FINANCE…

En fait, tout indique qu’à l’échelle de la planète, un lobby industriel disposant d’un financement colossal, pèse de toute son influence sur ce qui est devenu le « marché » de la santé publique.
Au point de prétendre, comme d’autres en politique, immobiliser l’histoire à son profit. L’histoire du diagnostic se résumant aux techniques nucléaires et électroniques et celle des thérapies à la prodigieusement rentable molécule chimique industrielle de synthèse. Avec un espace de plus en plus marginalisé pour ces techniques plus invasives et moins rentables que sont la chirurgie et la radiothérapie…

Pour la doxa médico-scientifique, donc, l’essor de la médecine, succédant à des millénaires d’obscurantisme, ne date guère que de la seconde moitié du 19ème siècle, avec le développement exponentiel de la chimio pharmacie…

OPPOSITION A TOUTE INNOVATION…

Mais après le 20ème siècle… il n’est pas davantage tolérable, aux yeux des mêmes, de laisser l’histoire tourner la page du tout chimique et de sa mainmise sur la médecine !

D’où une opposition drastique à l’encontre de toute innovation remettant en question la primauté de la sacro-sainte molécule de synthèse. Ce qui, en termes de progrès refusés aux malades, s’avère extrêmement dommageable.

Car, depuis la seconde moitié du siècle de Pasteur, et plus particulièrement depuis la fin des années 1940, la recherche, évoluant de la biochimie vers la biophysique, a élaboré des alternatives qui, pour être maintenues sous le boisseau, n’en sont pas moins remarquables.

Et remarquables au point de faire trembler ceux qui ont bâti leur puissance financière sur la dominance absolue du « tout chimique »… Dominance remise en question par ces innovations.

En effet, si l’homéopathie, découverte par Samuel Hahnemann à l’orée du 19ème siècle mais dont l’essor relatif ne date que du 20ème siècle, n’inquiète pas outre mesure le puissant lobby de l’industrie pharmaceutique classique, il n’en est pas de même de la médecine quantique dans laquelle les esprits les plus novateurs discernent la révolution thérapeutique du 21ème siècle.

LA REVOLUTION THERAPEUTIQUE INTERDITE…

Révolution dont les prémices sont pourtant contemporaines de la commercialisation des premières molécules de synthèse, à la fin du 19ème siècle, mais ce qui, comme l’analyse le scientifique russe Sergueï Koltsov (5), « se passait avant que l’industrie impose sa vision mercantile de la santé, qui a poussé au dénigrement de toutes les thérapeutiques non médicamenteuses dont l’usage formait un obstacle à la généralisation des drogues chimiques ».

C’est en effet – et déjà ! – en 1890 que le physicien Nicolas Tesla (6), pionnier de l’électricité, détenteur de plus de 800 brevets et de trois prix Nobel, découvre que les radiations électriques à proximité des condensateurs, loin d’être dangereuses, peuvent s’avérer bénéfiques pour la santé.

Dès 1893, c’est le professeur d’Arsonval (7) qui entame avec succès des expériences sur certaines radiations électriques agissant sur la vitalité des tissus humains et qui publie en 1925, avec l’ingénieur Lakhovsky (8) : « Le secret de la vie : ondes cosmiques et radiations vitales » ; livre suivi en 1928 par une thèse du docteur Kotzareff (9) : « Traitement par les ondes de cancers incurables ».
S’ensuivront nombre d’expérimentations, en Amérique latine, en Suède et plus particulièrement en Italie, dans les hôpitaux de Pérouse, de Bologne, de Rome, par les professeurs Mazzodroli et Vareton et par les docteurs Riviera et Attili, ce dernier traitant par les ondes un panel de 300 malades avec des résultats indéniables.
Aux USA, c’est en 1934 que Royal Rife, détenteur de 14 distinctions scientifiques pour ses travaux sur les thérapies électromagnétiques obtient des résultants identiques en oncologie, validés par l’Université de Californie.

En 1940, c’est tout à fait par hasard qu’Antoine Priore, officier radariste de l’armée italienne, ayant oublié des oranges à proximité d’un générateur, « redécouvre » l’étrange influence des rayonnements électromagnétiques sur les tissus vivants. Influence dont il expérimentera les effets sur des végétaux, puis sur des animaux malades, et enfin sur des humains atteints de cancers. Et avec des résultats confirmés pour la première fois par un médecin anatomo-pathologiste de Bordeaux, le docteur Biraben : « Compte rendu n° 74 978 du 27 mai 1955, mettant en évidence la guérison d’un cancer du larynx. »

S’ensuivra, après de nombreuse vérifications et expériences, une publication de Robert Courrier, Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences, datée du 21 décembre 1964 (t.259, p. 4895-4897), « régressions complètes de tumeurs et disparition totale des métastases » sur des rats porteurs de la tumeur « T8 »…

DE LA BIOCHIMIE A LA BIO PHYSIQUE…

Au plan strictement médico-scientifique, et compte tenu de tels résultats, comment ne pas estimer qu’à partir des années 1950, la biochimie – sans que soit remis en cause ses succès !- redevenait ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : une remarquable étape dans le long processus d’évolution de la médecine, mais une étape en voie d’être dépassée par le passage à la biophysique.

Mais ce serait compter sans les centaines de milliards en jeu à l’échelle de la planète. Guérir avec des ondes ? Inenvisageable !
Malgré le soutien de Jacques Chaban Delmas, Maire de Bordeaux devenu Premier ministre, malgré celui de l’Amiral Pierre Emeury, Conseiller scientifique auprès du Président de la République, voyant dans cette invention « La plus importante découverte médicale et scientifique du siècle », malgré une subvention de l’Organisation Mondiale de la Santé, un rideau de fer administratif et médiatique, plus dissuasif que l’inquisition médiévale, maintiendra dans l’ombre la thérapeutique de l’ingénieur italien. Jusqu’à son décès, en 1983, pratiquement inconnu et totalement ruiné…

Cependant, ces découvertes convergentes génératrices de tant d’espoir peuvent-elles être plus longtemps dissimulées au public ? Et n’est-il pas envisageable de bénéficier, dès aujourd’hui, des thérapies biophysiques de demain ?

C’est ce à quoi tentent de répondent, à partir de 1970, le docteur Morell et l’ingénieur Rasche, par la création de la MORATHERAPIE, permettant d’identifier les organes déficients au moyen d’ondes électriques, puis de rééquilibrer leur énergie vitale à l’échelle cellulaire.

Réponse qui évoluera avec le brevet du PHYSIOSCAN, déposé en 2003 aux USA. Fonctionnant par analyse des champs magnétiques, il chiffre l’énergie vitale des systèmes nerveux, circulatoire, respiratoire, digestif, hormonal, etc, mettant en évidence puis corrigeant les déséquilibres énergétiques induisant la plupart des pathologies.

En 2010, c’est un médecin israélien, le professeur Palti, qui crée le TTF, ou « Tumor Treating Field » utilisé avec succès contre le glioblastome – ou cancer du cerveau – et actuellement évalué dans les centres de traitement du cancer de douze pays, et notamment en France, à Paris, Amiens, Angers, Bordeaux, Lyon et Toulouse…

Autant de progrès générateurs d’espoir pour nombre de malades, et dont on n’imagine pas qu’ils soient exclus de la place qui leur revient dans l’étude de l’évolution multimillénaire de la confrontation des hommes et de la maladie :

Cette foisonnante histoire de la médecine dont chacune des étapes témoigne des recherches et souvent du génie des meilleurs thérapeutes de leur temps.

********

(1) Abu Ali al Hussein ibn Sina, dit Avicenne, philosophe et médecin né en 980 (Boukhara), mort en 1037 (Hamadan).

(2)  Abu al Walid ibn Rochd de Cordoue, dit Averroes, né en 1126 (Cordoue), mort en 1198 (Marrakech).

(3)   En mars 2016, s’exprimant au nom de 110 médecins protestataires, le docteur Jean Paul Vernant dénonçait les exès de « l’industrie au monde qui fait le plus de bénéfices ». Soit, pour les cinq plus puissants laboratoires, 47 milliards en 2015 pour un chiffre d’affaires de 200 milliards. Un rapport chiffre d’affaire/bénéfice devançant celui des plus puissants industriels du pétrole n’arrivant qu’en deuxième position…

(4)   Hua Tuo, dit aussi Yuanhua , à exercé la médecine et la chirurgie en Chine de 110 à 208 , à l’époque des Han. On lui doit l’expérimentation des premières techniques de narcose.

(5)   Serguei Valentinovitch Koltsov, né à Moscou en 1952, mathématicien diplômé en 1974 (université Lomonossov de Moscou), affecté à l’Institut de recherche de l’automatisation puis spécialisé dans les logiciels de l’industrie spatiale soviétique, se consacre depuis 2010 à la correction des champs magnétiques perturbant les organismes vivants.

(6)  Considéré comme l’inventeur le plus créatif de tous les temps, le serbo-croate Nikola Tesla (Smiljan 1856-New York 1943) initiateur du courant alternatif et les ondes radio électriques, avait une telle avance sur son temps que certaines de ces intuitions, telle l’énergie libre, redeviennent d’actualité au 21ème siècle…

(7)  Jacques Arsène d’Arçonval (Château de la Borie, Haute-Vienne, 1851-1940) collabora avec Claude Bernard, considéré comme l’initiateur de la médecine moderne, avant de lui succéder à la direction du Laboratoire de Biophysique du Collège de France. En 1895, il fonda à Paris (Hôpital de l’Hôtel Dieu) le premier service d’électrothérapie.

(8)  Né en 1889 en Russie où il obtient son diplôme d’ingénieur, Georges Lakhovsky émigre d’abord en France où il expérimente un appareil thérapeutique à ondes ultra courtes, avant de continuer ses travaux à New York, où il meurt accidentellement en 1942… avant que disparaissent inexplicablement son appareil et ses archives.

(9)  Anastas Kotzareff est cité dans la majorité des documents concernant cette époque, notamment par Jean Pierre Lentin in « Ces ondes qui tuent, ces ondes qui soignent » Albin Michel, collection poche, 2004.

 

Auteur : Jean-Paul Le Perlier

 

 

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