Intelligence neurosensorielle

Plus que jamais, la situation du monde nous demande de nous réinventer.

L’intelligence neurosensorielle, aux confins des apports des neurosciences et de la (re)découverte de notre sensorialité, permet de trouver des solutions opérationnelles que notre intellect seul ne peut envisager, en rétablissant une communication en temps réel entre notre corps et notre cerveau. Dans Les promesses de l’intelligence neurosensorielle (1), Olivier Masselot et Samy Kallel, coachs et formateurs, expliquent concrètement comment faire appel à notre meilleur guide : l’observation de nos sensations corporelles, afin de nous libérer des blocages issus de notre conditionnement et stimuler notre lucidité, notre intuition et notre créativité. Clair et concis, ce manuel concentre des exercices et protocoles qui permettent de calmer le mental, de (mieux) vivre l’instant présent et de lâcher prise. Ainsi passer du mode automatique au mode adaptatif. Mais par-dessus tout, cet ouvrage a du coeur. En nous invitant à déployer une alliance en conscience corps/coeur/esprit, il favorise le retour à soi, l’ouverture à l’autre et le bien-vivre ensemble. En toute bienveillance.

Directement opérationnel, cet ouvrage, qui pose les bases de l’approche neurosensorielle modélisée par Samy Kallel et Olivier Masselot, est une « pierre philosophale », capable de transformer ce qui nous plombe en or. Ultra-concentré pour répondre à l’équation cruellement actuelle « manque de temps et urgence vitale à se transformer », il va à l’essentiel. Il y a quelques années, j’avais rencontré Olivier Masselot pour le Transurfing, un modèle quantique de développement personnel mis au point par Vadim Zeland, dont il avait traduit le livre (voir « À lire ») ; il s’occupait alors de la diffusion de cette approche dans les pays francophones. À l’époque, Olivier Masselot nous invitait déjà à faire l’expérience de ce flux capable de nous mettre au diapason de nos aspirations. Avec l’intelligence neurosensorielle, il nous convie à un alignement intérieur, puissamment transformateur.

Quel est le pont entre le Transurfing et l’intelligence neurosensorielle ?

Lorsque j’ai traduit Transurfing, j’ai fait des liens avec le modèle de Jacques Fradin (2), auquel j’ai été formé. Cette posture d’observateur qui est au coeur du Transurfing, c’est la posture préfrontale mise en avant par Fradin ; cette capacité à prendre du recul, à avoir une vision globale.

À ce moment-là, j’ai écrit le livre Neuroquantis (« À lire »), reliant les neurosciences, le modèle de Fradin, avec le Transurfing. L’idée est que l’entreprise doit se charger d’épanouir l’individu pour s’épanouir elle-même, plutôt que le contraire. Dans la foulée, j’ai rencontré en stage Samy Kallel, formateur en entreprise, et j’ai apprécié sa créativité.

Nous avons commencé à co-créer des outils qu’il a expérimentés en entreprise, y compris avec des novices dans le développement personnel (des syndicalistes, dirigeants…). Mais il manquait encore une dimension : la connexion avec le ressenti. Dès lors, nous avons cherché comment brancher les gens sur cette sensorialité. Ainsi est née l’approche neurosensorielle. On y retrouve les apports des neurosciences, avec l’aspect corps en plus.

Quel est l’enjeu de cette approche neurosensorielle ?

Il s’agit d’optimiser cette capacité à utiliser ce fabuleux lien entre le corps et le cerveau pour faire face à toutes les situations. C’est la voie la plus rapide pour nous libérer de nos conditionnements. Si nous sommes plongés depuis la naissance dans cet état d’identification qui nous enferme dans nos problèmes, c’est parce que personne ne nous a donné d’indications pour en sortir.

Avec l’intelligence neurosensorielle, l’enjeu est de rétablir une communication en temps réel entre le corps et le cerveau pour retrouver notre pouvoir personnel.

Et le fruit de cet alignement, c’est le coeur, avec comme indicateurs de résultat : l’enthousiasme, la joie, l’amour et la réussite personnelle. L’approche neurosensorielle est en quelque sorte une synthèse de beaucoup d’autres approches. Dans les protocoles, simples à mettre en pratique, on va, entre autres, utiliser des outils de la Méthode de libération des cuirasses, de la psychosynthèse, de techniques de libération des émotions perturbatrices et peurs inconscientes (Tipi), etc.

Comme ce concept est inédit, comment définir l’intelligence neurosensorielle ?

Il s’agit de la capacité à se connecter au présent via nos sensations corporelles pour stimuler la lucidité, la sérénité, l’intuition, la créativité et permettre l’apport de solutions que l’intellect n’a pas appris. Elle s’appuie sur la constatation qu’il existe entre le corps et le cerveau un double flux ininterrompu d’informations non parasitées par l’intellect.

D’une part, un flux cerveau/corps : notre intelligence supérieure, adaptative (préfrontale), s’exprime à travers l’intuition, la créativité et les sensations corporelles – notre ressenti. D’autre part, le flux corps/cerveau : les sensations corporelles sont les signaux les plus fiables que cette intelligence supérieure peut analyser. Comme l’affirme Jung : « L’esprit est le corps vivant vu de l’intérieur, et le corps est la manifestation extérieure de l’esprit vivant, les deux étant réellement un. »

Si la modélisation de cette intelligence neurosensorielle est novatrice, je suppose que certains en font usage, sans y accoler ce nom-là ?

Absolument, il y a des personnes qui l’utilisent dans leur pratique quotidienne.

L’ostéopathe (énergéticien, etc.) pose la main et ressent ce qui se passe dans le corps et dans la pensée de son patient. Le chaman, lui, est capable de guérir à partir de ses perceptions. Le jardinier, relié aux plantes, comprend leurs besoins. Les danseurs laissent le corps réagir aux sonorités et rythmes qu’ils perçoivent, etc. Il y a du génie chez ces gens-là, et ce génie découle directement de leur capacité à se connecter leur sensorialité.

Intelligence neurosensorielle

Olivier MASSELOT

Vous écrivez : « Si l’intelligence émotionnelle a marqué la fin du siècle dernier, l’intelligence neurosensorielle se révèlera un outil puissant pour le monde de demain. » Quelle différence ou complémentarité faites-vous entre l’intelligence neurosensorielle, émotionnelle et intuitive ?

L’approche neurosensorielle, ce sont des outils qui vont développer l’intelligence émotionnelle. Les protocoles permettent de se retrouver soi, de se connecter à notre meilleur guide : notre ressenti. Cette meilleure connaissance de soi et cette plus fine compréhension de ce qui se passe chez l’autre vont potentialiser l’intelligence émotionnelle.

Quant à l’intuition, pour qu’elle s’exprime, il faut que le mental se taise ; se connecter au vide. Quand je pose une question, je propose toujours de laisser un espace de silence, de se connecter à la sensation corporelle avant de répondre. Sinon, la réponse qui surgit est celle du mental, et il va sortir en mode automatique ce qu’il a appris. Par contre, en étant à l’écoute de la sensation corporelle, la réponse sera beaucoup plus profonde, plus authentique. Pareil pour l’intuition : c’est parce qu’on va laisser le mental inactif, en étant totalement connecté aux sensations corporelles, qu’on va pouvoir laisser émerger l’intuition. Dès qu’on déconnecte le mode automatique, on a accès à ça. Or, le corps est le meilleur moyen de déconnecter ce mode. Parce que si nous observons les ensations corporelles, l’attention est complètement mobilisée dans la perception du ressenti. Et le mental est alors entièrement au service de cette attention ; il observe.

Ce qui m’a aussi touchée dans votre livre, c’est l’élan collectif qu’il souhaite initier. Se reconnecter à l’intelligence neurosensorielle, oui, mais pour mieux vivre ensemble et affronter les enjeux de notre monde en souffrance…

Oui, nous souhaitions apporter une petite pierre et contribuer à un (nécessaire) élan salvateur. Entre le moment où nous avons écrit ce livre et sa publication, un certain nombre de mouvements extrêmes se sont produits, en France et à l’échelon planétaire. La situation du monde nous exhorte à nous réinventer, en toute agilité. Nous devons entretenir le désir ardent de construire une humanité nouvelle, et non de maintenir ce qui ne fonctionne plus. À travers les faits violents qui émaillent l’actualité, il est très facile de rentrer en « mode survie » – un mode automatique, rapide et instinctif, mais qui n’est pas le plus adapté dans le contexte actuel, loin de là, puisqu’il incite à provisionner, stocker et thésauriser, même si cela se fait au détriment de l’humain et de la vie sur Terre. Alors, face à ces défis de taille, nous avons la capacité (heureusement !) de passer en « mode vie », c’est-à-dire à rentrer dans des dynamiques adaptatives de construction et d’intelligence collectives, même si cela demande un effort qui doit venir de notre intériorité.

Cette ouverture à l’intelligence neurosensorielle est-elle une façon de renouer avec l’enfant, capable de court-circuiter le mental, d’être pleinement dans ses sensations et ce qu’il fait ?

Absolument ! Notre préfrontal, notre intelligence supérieure, nous prévient de la nécessité de changer de mode mental par le moyen du stress et des émotions qui s’expriment à travers notre ressenti corporel.

Donc, un des premiers bénéfices majeurs de l’intelligence neurosensorielle est de savoir en temps réel si notre vision d’une situation est adéquate ou inadaptée. Nous devons simplement observer si notre ressenti corporel est de type crispé, neutre ou parfaitement détendu.

Nous proposons, à travers l’approche neurosensorielle, de mesurer facilement notre qualité d’énergie selon cinq critères : Waouh, l’enthousiasme et la joie ; Miam, le plaisir et la dégustation de l’instant ; Il faut, la contrainte de la mise en mouvement ; Bof, la nécessité de se forcer à quelque chose qui nous déplaît ; Berk, le rejet et, en même temps, un signe qu’il est temps de passer à autre chose. Le Waouh et le Miam renvoient à une énergie de création, alors que les autres (Il faut, Bof et Beurk) témoignent d’une énergie basse.

Le Waouh, c’est tout l’enfant, non ?!

C’est ça ! L’être humain doit être capable de retrouver cet enfant qui joue, s’amuse, s’émerveille. Lorsqu’on est sérieux, qu’on établit des stratégies, bien souvent s’y mêle de l’inquiétude : « Est-ce que ça va marcher ? », « Suis-je à la hauteur ? » Or, lorsqu’on est dans cette inquiétude, on se désaligne, parce qu’on perd cette confiance que l’intelligence du vivant va pouvoir apporter ce dont on a besoin. L’enfant, lui, n’a pas cette inquiétude ; il est juste dans l’expérience. Il peut passer d’une émotion à une autre en deux secondes ; il ne reste pas « embourbé ».

Ce serait si simple de retrouver cette spontanéité, mâtinée de notre maturité…

Mais, non, on s’enferme dans des non-dits, des rigidités, le refus de certaines émotions !

Cette capacité qu’ont les enfants à passer en toute fluidité d’une émotion à une autre nous ramène aux travaux de la psychologie positive ayant montré que c’est cette souplesse des émotions qui est garante du bien-être, psychique et physique, bien plus que d’être non-stop dans des émotions positives…

Oui, cette agilité est une clé. Refuser certaines émotions, c’est de l’énergie engrammée dans le corps qui agit à notre insu, y compris sur la santé. Accueillir la tristesse, accueillir la peur… nous proposons des exercices qui vont plonger les personnes dans la peur, mais il faut une forme de courage, pour aller imaginer, visualiser une situation qui fait peur. En même temps, une fois qu’on l’aura imaginée, visualisée, vécue, le cerveau va (se) dire : « Ce n’est que ça ?! » Par la grâce des neurones miroirs, les zones du cerveau s’allument à peu près aux mêmes endroits que l’on vive quelque chose, ou qu’on le visualise. Le fait d’aller visualiser des moments potentiellement dramatiques nous permet de relativiser. Et la relativisation est une capacité du préfrontal : on voit les choses avec plus de recul, donc on va arrêter de dramatiser. Tout passe par l’acceptation. Dans la courbe du deuil, c’est à partir de l’acceptation (du choc) que l’on va pouvoir reconstruire.

Cette intelligence neurosensorielle est-elle un outil de santé ?

Beaucoup de personnes ont fait des liens entre l’état psychologique et la santé – de la médecine allopathique officielle, jusqu’aux travaux du Dr Hamer. Personnellement, j’ai eu une leucémie à 47 ans, et quelqu’un qui connaissait Hamer m’a demandé : « Mais qu’est-ce qui t’est arrivé dans les huit à dix mois qui ont précédé ? » Et, effectivement, j’avais eu une grosse dispute avec la mère de mes enfants, ma première femme, et voilà… Leucémie, cancer du sang, rupture du lien familial.

Je suis persuadé qu’il y a un lien entre les chocs psychologiques que l’on vit et les maladies que nous développons.

Sans parler de tout l’impact du stress et du cortisol – l’hormone qui y est associée – sur le corps ! Ce n’est plus à démontrer. Alors, plus on a cette capacité à être aligné – dans une forme de sérénité par rapport à un futur et à un inconnu que nous allons vivre comme une expérience, en se disant qu’on a toujours la capacité à trouver une solution et de s’adapter – moins on a de chance, à mon avis, de développer une maladie.

Mais je ne suis pas médecin… et beaucoup de personnes diront que c’est n’importe quoi ! Force est de constater que l’on entend de plus en plus parler de ce lien entre stress, émotions et maladie. L’intelligence neurosensorielle, qui nous permet de trouver une sérénité et une présence au présent, peut nous accompagner sur la voie de la santé.

Cette écoute fine du ressenti sert-elle de baromètre pour déceler si on est dans le « rouge » ?

C’est même plus radical et plus rapide que ça ! On décrit trois formes de stress en neurosciences : fuite, lutte, figement. Ce qui annonce la fuite, c’est un léger sentiment d’anxiété, la lutte, c’est un petit sentiment d’impatience et l’inhibition, un découragement qui pointe. Dès qu’on a ce ressenti dans le corps – « Tiens, je ressens une petite fermeture… » – et qu’on fait le lien avec ce qui se passe dans la tête, nous avons immédiatement la possibilité de sortir du stress. Il ne faut même pas attendre d’être dans le « rouge » ! Plus on aura cette lecture fine, plus vite on apportera la correction. Tout comme un pilote, on modifie alors la trajectoire en temps réel. On peut « automatiser » l’écoute de ce qui se passe en nous. Rien qu’en observant notre état intérieur à travers trois canaux – nos pensées, nos émotions et nos sensations, ce que nous appelons la M.A.P (Mental, Affect, Physique, ou la carte de notre état intérieur), nous prenons un premier recul qui nous dissocie de la peur et nous reconnecte au présent. À partir du moment où nous sommes capables de lire cette « map » consciemment, constamment, et que nous savons quoi faire en fonction de ce que l’on y décèle, nous pouvons traverser les situations… et, surtout, apporter des solutions.

 

(2) Jacques Fradin a développé l’Approche Neurocognitive et Comportementale (ANC). Il a mis l’accent sur les liens entre les changements d’attitude et les structures neuronales impliquées.

 

Propos d’OLIVIER MASSELOT recueillis par Carine Anselme.

 

POUR ALLER PLUS LOIN

Plus d’informations sur oliviermasselot.com et neurosensorial-institute.com

À LIRE : (1) Les promesses de l’intelligence neurosensorielle. Manuel pratique et essentiel pour retrouver votre potentiel naturel de transformation, Olivier Masselot et Samy Kallel, Préface de Luc Bodin (Le Courrier du Livre, 2019). Les deux co-auteurs ont également publié Le leadership du coeur. Les quatre postures des nouveaux leaders (Géréso, 2018). Olivier Masselot est par ailleurs l’auteur de NeuroQuantis. L’entreprise Neuro-quantique, un modèle quantique d’épanouissement de l’individu et de toute organisation (Le Courrier du Livre, 2012). Il a aussi notamment traduit l’ouvrage du physicien quantique russe Vadim Zeland, Transurfing, modèle quantique de développement personnel, Tome 1 : L’espace des variantes (Exergue, 2010).

 

SE BRANCHER SUR LE GÉNIE DE L’INTUITION

Olivier Masselot et Samy Kallel ont modélisé les quatre axes de l’intelligence neurosensorielle, à travers le processus V.O.I.R. : V pour « Va vers toi », l’axe de la responsabilité ; O pour « Observe et investigue », l’axe de l’exploration ; I pour « Interroge ton intention », l’axe de la motivation ; R pour « Relâche », l’axe de la confiance. « La maîtrise de ces quatre axes et des compétences qui y sont rattachées permet de naviguer en toute confiance dans l’incertitude », expliquent-ils. Ils ont conçu des protocoles simples pour revenir à nos sensations corporelles, débloquer une situation et accéder aux ressources de notre intelligence adaptative.

Parmi les propositions, épinglons le protocole NeuroSens Intuition qui permet de déterminer un objectif ou de faire un choix en déconnectant le mental. Processus : le principe de la constellation systémique. Après avoir écrit différentes possibilités au dos de feuilles cartonnées, on pose les feuilles par terre côté vierge au-dessus, sans savoir ce qui est écrit au recto et l’on ressent ce qui se passe lorsqu’on est debout sur ces feuilles. « C’est un protocole très spectaculaire – le corps peut répondre, il a de véritables éléments de réponse. C’est une analyse très rapide avec une vision globale de la situation ; l’inconscient apporte des réponses avec le sensoriel, tandis que le mental et la réflexion sont totalement déconnectés », soulignent les auteurs.

 

 

Ligne éditoriale du magazine néosanté

Les Éditions Néosanté sont indépendantes de tout pouvoir politique ou financier et libres de toute attache avec un quelconque mouvement philosophique ou religieux. Ne bénéficiant ni de subsides ni de rentrées publicitaires, nous finançons nos activités avec le produit des abonnements, la vente de la revue au numéro et la commercialisation de livres compatibles avec notre approche de la santé. Celle-ci repose principalement sur les recherches du biologiste Henri Laborit et sur les découvertes du médecin Ryke Geerd Hamer, lesquels ont mis en lumière l’origine conflictuelle et le sens biologique des maladies. Selon ce nouveau paradigme médical, ces dernières ne sont pas des erreurs de la nature mais, au contraire, des solutions de survie déclenchées par le cerveau inconscient en réponse à des situations de stress. Avec les méthodes naturelles de prévention et les techniques thérapeutiques considérant l’être humain dans sa globalité, la divulgation de ce processus vital représente l’axe majeur de nos objectifs éditoriaux.

 

Retrouvez les autres articles du mois sur www.neosante.eu

 

 

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